Bernard Roy

Pour la troisième séance de sa nouvelle saison, le séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Alexandre Klein (Université Laval), Gabriel Girard (Crémis), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Estelle Carde (Université de Montréal) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Bernard Roy

Université Laval

 Pour une conférence intitulée

L’entreprise de « santé » en milieu autochtone. Un espace d’émancipation ou d’un néocolonialisme

 

Elle se déroulera le Jeudi 25 octobre 2018 à 17h

au Pavillon Paul-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.

 

À partir de mon parcours singulier d’infirmier en nordicité (1986 – 1996) puis de consultant en milieu autochtone (1996 – 2004) et, finalement, de professeur-chercheur (2004…) j’entends partager mes réflexions sur l’entreprise de « santé » en autochtonie. Cette réflexion aura pour fondement mes travaux et réflexions autour de cette pathologie, nommée diabète, qui constitue, depuis des décennies, une préoccupation de premier plan pour les milieux de la santé et politiques non autochtones et autochtones. Au cœur des campagnes de prévention du diabète s’inscrit une entreprise de normalisation des corps, de l’acte alimentaire, de la gestuelle qui répond à des impératifs dictés par une science qui s’affirme apolitique. À travers cet exposé je questionnerai le concept de « santé » à la base du projet que porte les « milieux de la santé » et le confronterai à une conception qui, de mon point de vue, appartient au paradigme d’une « santé communautaire » qui donne « préséance à ceux et celles qui habitent le monde, qui vivent leur quotidien, et qui envisagent des transformations au gré de structures d’intelligibilité et de significations qui sont les leurs…» (Vonarx et Desgroseilliers, 2016 :19). Un concept de santé qui valorise l’autodétermination plutôt que la stricte « normalisation ».

 

Viviane Namaste

Pour la deuxième séance de sa nouvelle saison, le séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Alexandre Klein (Université Laval), Gabriel Girard (Crémis), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Estelle Carde (Université de Montréal) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Viviane Namaste

Institut Simone de Beauvoir, Université Concordia

 Pour une conférence intitulée

Savoirs créoles: Leçons du sida pour l’histoire de Montréal

Elle se déroulera exceptionnellement le Mercredi 3 octobre 2018 à 17h

au Pavillon Paul-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.

Cette présentation exposera à la fois des recherches empiriques sur l’histoire du sida à Montréal, et un concept théorique, savoirs créoles, pour comprendre l’histoire. En examinant l’impact du sida au sein de la communauté haïtienne montréalaise pendant les années 80, ainsi que la réponse de cette communauté à la crise de santé publique, nous examinerons comment faire sens de l’histoire médicale dans un cadre d’inclusion. Quelles histoires du sida sont occultées, et pourquoi ? Quelles approches méthodologiques sont nécessaires pour chercher de nouvelles données sur l’épidémie ? Dans quelle mesure est-ce qu’un nouveau cadre théorique du sida permet une nouvelle compréhension de la maladie, et de la mobilisation communautaire ? Comment pouvons-nous raconter d’autres histoires de Montréal ?

 

La santé en débat – Programme automne 2018

aLa santé en débat

Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé.

 Automne 2018

Organisées par Estelle Carde (Université de Montréal), Pierre-Marie David (Université de Montréal), Gabriel Girard (Crémis) et Alexandre Klein (Université Laval)

dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S)

UQAM, salle N 8510, 17h

Ce séminaire accueille chaque mois un(e) chercheur(e) francophone en sciences humaines et sociales, afin de lui permettre de présenter ses travaux et de préciser ainsi son regard sur la santé. L’idée est de travailler à une réflexion commune sur la santé comme objet d’étude, sur les méthodes permettant de l’aborder et sur l’interdisciplinarité nécessaire à son approche et à sa compréhension globale. En mettant l’accent sur les travaux menés en français, il entend également revendiquer l’importance de la francophonie dans ce champ de recherche en pleine expansion qu’est la santé, et ainsi favoriser sa reconnaissance et son développement dans l’espace universitaire et public québécois.

 

Jeudi 13 septembre 2018

Catherine des Rivières-Pigeon (Sociologie, Université du Québec à Montréal)

Problème de santé ou tâche démesurée ? Ce que nous apprend la réalité des mères d’enfants autistes sur les liens entre santé et société

 

Mercredi 3 octobre 2018

Viviane Namasté (Sociologie, Université Concordia)

Savoirs créoles: Leçons du sida pour l’histoire de Montréal.

 

Jeudi 25 octobre 2018

Bernard Roy (Anthropologie, Université Laval)

L’entreprise santé en milieu autochtone: un espace d’émancipation ou d’un néocolonialisme?

 

Jeudi 15 Novembre 2018

à L’Amère à Boire (2049 Rue Saint-Denis).

Rencontre autour de l’ouvrage d’Alexandre Klein, Marie-Claude Thifault et Hervé Guillemain (dir.) La fin de l’asile ? Histoire de la déshospitalisation psychiatrique dans l’espace francophone au XXe siècle (PUR, 2018)

 

Jeudi 6 décembre 2018

Natalie Stake-Doucet (Sciences infirmières, Université de Montréal)

Mobilisation infirmière, printemps en santé?

Catherine des Rivières-Pigeon

Pour la première séance de sa nouvelle saison, le séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Alexandre Klein (Université Laval), Pierre-Marie David (Université de Montréal), Gabriel Girard (Crémis) et Estelle Carde (Université de Montréal) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Catherine Des Rivières-Pigeon

Sociologie, Université du Québec à Montréal

 Pour une conférence intitulée

Problème de santé ou tâche démesurée ? Ce que nous apprend la réalité des mères d’enfants autistes sur les liens entre santé et société

Elle se déroulera le Jeudi 13 septembre 2018 à 17h

au Pavillon Paul-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.

Les frontières entre les sentiments « normaux » de détresse et d’épuisement, qui sont ressentis en raison de conditions de vie difficiles, et le développement d’une « pathologie » ou d’un problème de santé, sont complexes et poreuses, et sont au cœur des questionnements soulevés en sociologie de la santé. Cette conférence portera sur les différents axes à partir desquels j’analyse, dans le cadre de mes recherches, les liens qui se tissent entre la santé des mères d’enfants autistes et les dynamiques sociales qui influencent leur quotidien et celui de leurs enfants. J’expliquerai comment une perspective féministe, axée sur l’expertise de ces mères et le travail qu’elles réalisent pour prendre soin de leurs enfants, peut transformer le regard que nous posons sur leur situation et mener à des solutions nouvelles pour les soutenir et aider le développement de leurs enfants.

5 à 7 de rentrée

Des questions à poser sur la fameuse retraite de Q3S (qui a lieu les 21, 22 et 23 septembre) ? Envie de découvrir le programme du séminaire « La santé en débat » (qui débute le 13 septembre) ?

On parlera de tout ça et de bien d’autres choses au 5 à 7 de rentrée du réseau Québec sciences sociales et santé !

RDV le 30 août à partir de 17 h 00 sur la pelouse devant l’espace Lafontaine.

Mise en ligne de la conférence de Didier Nourrisson

Nous poursuivons la mise en ligne des vidéos du séminaire « La santé en débat ». Cette semaine, la vidéo de la conférence  exceptionnelle de l’historien Didier Nourrisson de l’Université Claude Bernard Lyon 1, organisée en avril 2017 en partenariat avec le réseau de recherche Historiens de la santé et le Centre d’histoire des régulations sociales de l’UQAM.

La conférence s’intitule « La santé publique, un moyen historique de réguler les sociétés » et est accessible ici.

Mise en ligne des premières vidéos du séminaire « La santé en débat »

 

 

 

 

 

 

Chose promise, chose due. Voici enfin les vidéos des premières séances du séminaire « La santé en débat » mises en ligne sur notre chaîne Youtube.

Vous trouverez donc l’intervention de Laurence Monnais, qui avait accepté d’inaugurer notre séminaire,  sur « Médecine et santé : historiciser et « décoloniser » une relation (dis)tendue » https://youtu.be/U9XevX5WO8c

Celle de Pierre-Olivier Méthot sur le diagnostic rétrospectif intitulée  « Est-il légitime d’identifier les maladies dans le passé ? » https://youtu.be/a3oGX3eh2zU

Puis celle de Marc Zaffran (Martin Winckler) sur « La bienveillance maltraitante – comment les soignants deviennent parfois des bourreaux » https://youtu.be/gpmAlXRjT04

D’autres suivront sous peu.

Bon visionnage !

5 à 7 annuel

33207209_833041380240073_9159249721313722368_nOn aimerait profiter de l’arrivée du beau temps pour organiser notre 5 à 7 annuel !


Ce sera le vendredi 8 juin au chalet du Parc Lafontaine à Montréal (Espace La Fontaine sur Google Maps.) Ce 5 à 7 sera l’occasion de discuter du bilan de l’année, de présenter le programme de la session d’automne du séminaire « La santé en débat » et de parler de la prochaine retraite Q3S !

D’un point de vue logistique : on sera en face du chalet s’il fait beau, à l’intérieur en cas de pluie. Apportez votre boisson, on s’occupera des grignotines. Nous aurons des ballons verts et blancs pour augmenter notre visibilité!

La santé en débat, 12 avril 2018

Julien-SimardPour sa quatrième séance de l’année 2018, le séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Pierre-Marie David (Université de Montréal), Gabriel Girard (Crémis) et Alexandre Klein (Université Laval) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Julien Simard

Anthropologie, INRS

Pour une conférence intitulée

L’impasse des soins palliatifs : entre l’idéal de la bonne mort et l’accessibilité aux soins

 

Elle se déroulera le Jeudi 12 avril 2018 à 17h

au Pavillon Paul-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.

 

La création des soins palliatifs découle d’un constat partagé, autant par des auteurs des sciences sociales que par des acteurs du champ de la santé, quant au caractère problématique de la gestion de la fin de vie dans les structures hospitalières. Néanmoins, le niveau d’accessibilité des soins palliatifs pose problème, et sur plusieurs plans : populations admissibles et/ou visées, distribution géographique et offre globale, normes et valeurs véhiculées dans les institutions. En effet, des données issues de travaux en santé publique et en médecine sociale, provenant généralement du Royaume-Uni et des États-Unis, indiquent que les personnes minoritaires (migrantes ou non-migrantes) utilisent significativement moins les soins palliatifs que les personnes euro-descendantes. Plusieurs facteurs, autant « culturels » que « matériels », ont été évoqués par les chercheurs en sciences sociales et en sciences de la santé pour expliquer ces faibles taux de fréquentation des personnes dites minoritaires en soins palliatifs : barrières linguistiques, économiques ou spatiales, faible connaissance des services de santé, mais également présence de conceptions divergentes, opposées ou même conflictuelles du bien mourir entre les populations minoritaires et celles véhiculées par les institutions et services de soins palliatifs (Johnson, 2013 ; Finestone et Inderwies 2008). D’autre part, même après 50 ans d’évolution, ce qui se déroule dans les marges de la trajectoire idéale, la « bonne mort », est moins connu des chercheurs et du grand public. Qu’en est-il des trajectoires « compliquées », où le mourir peut revêtir les contours de la catastrophe, de la violence, de l’ennui, de la colère ou même de la banalité? Cette conférence voudra s’immiscer dans une certaine impasse des soins palliatifs et questionner son paradigme de référence, la bonne mort, depuis l’angle des « mauvais patients », des patients vieillissants et des populations minoritaires et racisées.