Conférence d’Olivier Ferlatte

Pour la deuxième séance de sa nouvelle saison dédiée à la question du genre, le cycle de conférences « La santé en débat », organisé par Alexandre Klein (Université d’Ottawa), Lise Dassieu (CRCHUM), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Ana Cecilia Villela Guilhon (Université de Sherbrooke) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Olivier Ferlatte

École de santé publique de l’Université de Montréal

Pour une conférence intitulée

Genre, sexualité et classe sociale : Comprendre le suicide chez les hommes gais, bisexuels et bispirituels

Elle se déroulera le jeudi 18 février 2021 à 12h30 (heure de Montréal)

En ligne.

Entrée libre et gratuite

Inscription obligatoire : https://forms.gle/nT2QLkp3oN6hR7mn9

Le suicide est un enjeu de santé publique important et l’une des principales causes d’hospitalisation et de décès au Canada. Alors que le suicide touche principalement les hommes, les hommes gais, bisexuels et bispirituels (GBB) sont particulièrement à risque. En effet, ils sont quatre fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide que leurs homologues hétérosexuels. Malgré cette inégalité, il y a peu d’interventions de prévention du suicide destinées aux hommes GBB au Canada. Cette présentation portera sur le processus et les résultats d’une recherche photovoix visant à mieux comprendre les réalités des hommes GBB qui envisagent le suicide afin d’identifier des pistes d’intervention. Ancrées dans une perspective intersectionelle, les analyses des photos et des entrevues soulignent plusieurs facteurs de risques qui se recoupent tels que les normes masculines, l’homophobie, la précarité financière et l’isolement social. Le projet a aussi permis d’identifier plusieurs pistes de solutions en plus de souligner la résilience de la communauté GBB.

Conférence Muriel Mac-Seing

Pour la première séance de sa nouvelle saison dédiée à la question du genre, le cycle de conférences « La santé en débat », organisé par Alexandre Klein (Université d’Ottawa), Lise Dassieu (CRCHUM), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Ana Cecilia Villela Guilhon (Université de Sherbrooke) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Muriel Mac-Seing

École de santé publique de l’Université de Montréal

Pour une conférence intitulée

Les intersections plurielles entre le genre et la santé: les cas du handicap et de la santé mondiale

Elle se déroulera le jeudi 28 janvier 2021 à 12h30

En ligne.

Entrée libre et gratuite

Inscription obligatoire : https://forms.gle/ziGcvUEqxEwQ1BCs8

Globalement, 15% de la population mondiale, soit environ un milliard de personnes, vivent avec un handicap. En Ouganda, un pays qui a été touché par un conflit armé, la prévalence du handicap atteint près de 20%. Le pays a par ailleurs adopté plusieurs politiques, dont la Loi sur le handicap en 2006, qui promeuvent les droits des personnes handicapées. Or, ces dernières continuent d’être exclues des services de santé de base, y compris la santé sexuelle et reproductive (SSR). Les politiques publiques doivent donc être mieux comprises et leur mise en œuvre améliorée pour protéger le droit à la santé de cette population marginalisée. Cette présentation portera sur les résultats d’une étude mixte qui visait à mieux comprendre les relations entre la législation, les politiques de santé et l’utilisation des services SSR chez les personnes handicapées dans un contexte de post-conflit au nord de l’Ouganda. Les résultats qualitatifs, d’une part, mettent en exergue des intersections complexes entre le genre, le handicap et les expériences de violence ainsi que les multiples barrières d’accès et d’utilisation des services SSR vécues par les femmes et les hommes handicapés. D’autre part, les résultats d’une analyse secondaire des données des enquêtes démographiques et de santé révèlent une utilisation plus nuancée des services SSR et ce, sur la base du sexe, du handicap et d’autres catégories sociales. Adoptant une approche intersectionnelle, cette étude a non seulement permis d’identifier les problèmes associés à l’utilisation des services SSR au sein de la population handicapée et dans la mise en œuvre de politiques les concernant, mais aussi les solutions concrètes promues et voulues par les personnes handicapées afin qu’elles puissent pleinement exercer leur droit à la santé.

La santé au prisme du genre 2.0

La santé au prisme du genre


Cycle de conférences « La santé en débat »


Hiver 2021


Organisé par Alexandre Klein (Université d’Ottawa), Lise Dassieu (CRCHUM), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Ana Cecilia Villela Guilhon (Université de Sherbrooke)


pour le réseau de recherche Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S)


Un jeudi par mois, à 12h30, en ligne
Gratuit et ouvert à tou.te.s (inscription obligatoire)


Violences obstétricales et gynécologiques, remises en question régulières du droit à l’avortement, chirurgies imposées à des enfants intersexes, pathologisation des personnes LGBTQI+ ou stérilisation forcée de femmes autochtones. L’actualité nous rappelle régulièrement l’importance (et la violence) des enjeux de genre dans le domaine de la santé. Quand on sait que la médecine fut l’un des principaux espaces de constitution, puis de légitimation de la distinction binaire du genre au cours de la période contemporaine, difficile de s’en étonner. L’Organisation Mondiale de la Santé a d’ailleurs défini le genre comme un déterminant des inégalités de santé, soulignant ainsi les effets des normes genrées, et des rapports de pouvoir qui en découlent, sur l’état de santé des personnes et leur accès aux soins. Mais, si l’analyse en termes de genre s’est progressivement imposée dans différentes institutions (ONG, internationales, pouvoirs publics), ce fut souvent au prix d’une neutralisation de ses dimensions politiques.
En effet, le genre ne peut se résumer à un « déterminant » de la santé sur lequel on pourrait agir pour réduire les inégalités. Parce qu’il façonne en profondeur et depuis longtemps les questions de santé, le genre apparaît davantage comme une grille d’analyse puissante de leurs enjeux contemporains, tout comme la santé peut en retour constituer un prisme pertinent pour analyser les sociétés patriarcales. En témoigne la prégnance du sexisme, du cis-sexisme et de l’hétérosexisme dans les différents espaces de la santé, de la prévention à la prise en charge des personnes malades, en passant par la pratique des soins, mais aussi les conséquences des politiques d’austérité dans ce domaine. Le genre se doit donc d’être interrogé dans ces différentes dimensions si on souhaite réinventer nos manières de penser et de faire de la santé, en évitant notamment l’écueil de la binarité essentialiste qui ramène les différences de genre à la dimension biologique des sexes masculin et féminin et naturalise ainsi des inégalités sociales comme s’il s’agissait de propriétés humaines fondées biologiquement.
Mais en quoi consisterait alors une santé prenant en compte la problématique du genre ? Et quels seraient les enjeux épistémologiques et politiques de sa conceptualisation et de sa mise en pratique ? Autrement dit, comment penser la santé en intégrant la diversité des identifications de genre, mais aussi la diversité des normes culturelles liées au genre, et ce sans imposer des normes occidentalo-centrées ? Ce sont quelques-unes des questions que nous souhaitons aborder au cours de cette nouvelle saison de « La santé en débat ».


Jeudi 28 janvier 2021 : Muriel Mac-Seing (École de santé publique de l’Université de Montréal) Les intersections plurielles entre le genre et la santé: les cas du handicap et de la santé mondiale
Inscription : https://forms.gle/ziGcvUEqxEwQ1BCs8

Jeudi 18 février 2021 : Olivier Ferlatte (Centre de recherche en santé publique – École de santé publique de l’Université de Montréal) : Genre, sexualité et classe sociale : Comprendre le suicide chez les hommes gais et bisexuels
Inscription : https://forms.gle/nT2QLkp3oN6hR7mn9

Jeudi 18 mars 2021 : Guillaume Cyr (Université du Québec à Montréal) et Maude Bouchard-Fortier (Illustratrice) : Rédiger un livre d’anatomie sexuée inclusive pour les jeunes
Inscription : https://forms.gle/itoeMuE6k1EwvrpE8

Jeudi 15 avril 2021 : Jessica Riel (Université du Québec en Outaouais) : Quand l’invisibilité saute aux yeux. Genre, travail et santé en contexte de pandémie.
Inscription : https://forms.gle/RrRzfiw6qdqBNW1z7


Conférence d’Olivier Ferlatte

Conférence annulée pour cause de pandémie de coronavirus

Pour la quatrième séance de sa nouvelle saison dédiée à la question du genre, le cycle de conférences « La santé en débat », organisé par Alexandre Klein (Université d’Ottawa), Lise Dassieu (CRCHUM), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Ana Cecilia Villela Guilhon (Université de Sherbrooke) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

Olivier Ferlatte

École de santé publique de l’Université de Montréal

Pour une conférence intitulée


Genre, sexualité et classe sociale : Comprendre le suicide chez les hommes gais et bisexuels


Elle se déroulera le jeudi 26 mars 2020 à 17h à l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.

Entrée libre et gratuite

Le suicide est un enjeu de santé publique important et l’une des principales causes d’hospitalisation et de décès au Canada. Alors que le suicide touche principalement les hommes, les hommes gais, bisexuels et bispirituels (GBB) sont particulièrement à risque. En effet, ils sont quatre fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide que leurs homologues hétérosexuels. Malgré cette inégalité, il y a peu d’interventions de prévention du suicide destinées aux hommes GBB au Canada. Cette présentation portera sur le processus et les résultats d’une recherche photovoix visant à mieux comprendre les réalités des hommes GBB qui envisagent le suicide afin d’identifier des pistes d’intervention. Ancrées dans une perspective intersectionelle, les analyses des photos et des entrevues soulignent plusieurs facteurs de risques qui se recoupent tels que les normes masculines, l’homophobie, la précarité financière et l’isolement social. Le projet a aussi permis d’identifier plusieurs pistes de solutions en plus de souligner la résilience de la communauté GBB.

Conférence de Geneviève Rail

Pour la troisième séance de sa saison dédiée à la question du genre, le cycle de conférences « La santé en débat », est heureux de recevoir :

Geneviève Rail

Université Concordia


Pour une conférence intitulée


Cancer et minorités sexuelles et/ou genrées :
incommensurabilité des savoirs biographiques et biomédicaux


Elle se déroulera le jeudi 5 mars 2020 à 17h
à l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.


Entrée libre et gratuite


Le projet sur les « Marges du cancer » constitue la première étude nationale financée par le Canada qui s’intéresse aux relations complexes entre le genre, la sexualité, la mobilisation de discours et de savoirs liés au cancer, et les expériences des personnes QLBT (queer, lesbiennes, bisexuelles et trans) en ce qui a trait aux soins associés au cancer. L’étude a été conçue pour mieux comprendre, entre autres, comment la sexualité et le genre sont constitutifs des réseaux biopolitiques complexes de savoirs sur le cancer, ces derniers façonnant l’accès aux savoirs et leur application dans la prise de décision en matière de traitement. Des entrevues ont été menées auprès d’un groupe diversifié (N=81) de patient.e.s atteints d’un cancer du sein ou gynécologique et appartenant à une minorité sexuelle ou de genre. L’analyse des récits révèle comment ces patient.e.s ponctuent le processus prévu de prise de décision en matière de traitement d’efforts persistants pour résister, contrecarrer ou gérer la possibilité de discrimination et la probabilité d’effacement institutionnel dans les établissements de soins. De plus, cette analyse permet d’améliorer notre compréhension des difficultés entourant : a) la divulgation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre dans les établissements de soins ; b) la prise de décision en regard du traitement compte tenu des communications problématiques avec les professionnels de la santé ; c) le « traitement » du genre quand le cancer devient un site de résistance, de réparation ou de perturbation des récits biographiques ; et d) les traitements liés au cancer compte tenu de leur impact sur le genre ressenti. Les résultats de l’étude illustrent les exigences que le cancer impose aux patient.e.s QLBT de chorégraphier l’accès aux savoirs et aux soins à travers des champs de savoirs significativement distincts et parfois incommensurables.