Natalie Stake-Doucet

Pour la dernière séance de la saison, le séminaire interdisciplinaire « La santé en débat. Rencontres autour des recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Alexandre Klein (Université Laval), Gabriel Girard (Crémis), Pierre-Marie David (Université de Montréal) et Estelle Carde (Université de Montréal) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir :

 

 

Natalie Stake-Doucet

Université de Montréal

 Pour une conférence intitulée

Mobilisation infirmière, printemps en santé?

Elle se déroulera le Jeudi 6 décembre 2018 à 17h

au Pavillon Paul-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal, salle N-8510.

 

Depuis plus de 20 ans, les conditions des travailleur.e.s en santé se détériorent. Des coupures successives ont mené à un alourdissement de la charge de travail, à la généralisation du temps supplémentaire obligatoire (TSO) et à l’augmentation graduelle du ratio infirmière/patients. Cette dégradation nuit à la capacité des institutions à prodiguer des soins de qualité et sécuritaires, malgré un discours qui prétend que tous les changements servent l’intérêt « du patient ».

Il faut refuser la normalisation de cette crise et les discours qui en minimisent les effets. Le travail des infirmières et de leurs collègues en santé ne devrait pas être misérable et dangereux. Ce n’est pas inhérent au travail de soin.

Des infirmières osent depuis la fin du mois de janvier 2018 prendre la parole publiquement pour témoigner de leur impossibilité à prodiguer des soins dignes de ce nom. Cette prise de parole publique nous offre un regard sur une réalité qui nous est normalement interdite. Une grande solidarité s’est construite autour de ces témoignages qu’il faut alimenter concrètement.

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